Méthode mère kangourou en famille : quand tous participent

On pense toujours à la méthode « mère kangourou » : maman et bébé, mais nombreux services proposent aussi cette méthode à d’autres membres de la famille.

 

peau-à-peau en famille

Photo : Jeune fille de 10 ans avec son petit frère de 30 jours (1680 grammes) en méthode mère kangourou.

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skin-to-skin

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Sources :

http://www.vsshp.fi/en/toimipaikat/tyks/to8/to8b/Pages/default.aspx

http://naturalparentsnetwork.com/skin-to-skin-bonding-brothers/

http://www.bolsademulher.com/bebe/foto-fofa-de-pai-fazendo-metodo-canguru-espalha-amor-na-internet-saiba-o-que-e

http://trillizosmacnorlin.blogspot.fr/2014/06/grandparents-norlin-visit.html

Peau à peau pour réduire la douleur pendant les soins

peau-a-peau-pour-reduire-douleur-soin

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Depuis 2012 l’Université Fédéral de Goias (au Brésil) teste le peau-à-peau pour réduire la douleur des bébés pendant les soins de routine. Ainsi avant de faire des ponctions, par exemple, les bébés sont placés contre leurs mamans (ou du « caregiver ») quelques minutes avant les soins. Le bébé doigt rester 10-15 minutes dans en peau-à-peau avant, pendant et après le soin.

L’allaitement maternel est aussi conseillé pour calmer et réduire la douleur de l’enfant. La maternité préconise de placer le bébé au sein 5 minutes avant le début du soin.

D’autres pistes pour réduire la douleur des bébés peuvent être mises en place, comme une meilleur programmation des examens, évitant une surcharge de soins répétitifs (comme la prise de sang).

 

 

 

http://diariodegoias.com.br/cidades/23646-para-diminuir-dor-em-recem-nascidos-pesquisadores-estudam-contato-pele-e-pele

Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Hector est né à sept mois d’une grossesse jusque-là tranquille avec 40 centimètres et 1,625 kg. Avec une pré-éclampsie et une pancréatite, sa mère (27 ans), a dû être opérée en urgence et Hector est allé directement à l’unité de soins intensifs. C’est son père, de 29 ans, qui a accueilli Hector – d’abord dans l’incubateur, puis quelque temps plus tard contre lui.

Carlos est un «père de kangourou », une adaptation de la méthode « mère kangourou », cette méthode dont  le bébé prématurée est retiré de l’incubateur pendant des moments de la journée pour avoir sa peau en contact avec la peau du parent, habituellement la mère.

Hector est né à la Maternité Rocha Faria (Rio de Janeiro, Brésil), la première de l’état de Rio de Janeiro a avoir un programme «père de kangourou ». « Les bébés ont une récupération plus rapide lorsque le père participe au processus. Mais la grande caractéristique est l’intégration de la famille. Le père commence à participer plus de soins», explique le coordinateur de l’unité de néonatologie, Angelica Svaiter.

Methode kangourou papa et bébé

Méthode kangourou Carlos et Hector

Au début le père était trop inquiet pour la santé de sa femme, pour penser au bébé, car il avait déjà perdu une cousine à cause de l’éclampsie. Dès que le bébé était « stable » ils ont commencé les séances « père kangourou ». «La première fois (en peau-à-peau) était indescriptible. On peut sentir les battements du petit cœur, la chaleur du corps, » dit-il. Trois fois par jour, Hector reste lié en peau-à-peau à son papa pour au moins 1 heure.  Le papa raconte qu’il parle à son fils en lui disant que tout va bien se passer et que le bébé lui répond par un sourire. Le petit Hector pleurait dans sa couveuse mais une fois mis sur son père, il s’est vite calmé.

Carlos à commencé à toucher Hactor quand il n’était qu’en couveuse car l’infirmière lui avait confié qu’il était très important qu’ai plus de contact avec con bébé. « Je ne croyais pas que ça pouvait changer quelque chose pour un si petit être, mais je me suis rendu compte qu’à chaque jour que je venais après il allait un peu mieux« . Par la suite il a été invité à participer du projet « père-kangourou ». Pour lui le peau-à-peau est un moyen de récupérer « le temps perdu » quand le bébé était en soins intensifs et il ne pouvait pas avoir son bébé dans ses bras, juste le toucher par la couveuse. « Le premier jour j’ai pleuré comme un gamin« , raconte le papa, « ça ne semble pas grand chose, mais l’enfant le ressent. Il répond aux stimulations. Je lui câlinais, lui touchais… je parlais avec lui et il me répondant avec un sourire« .

Pour l’étudiante Raiane,  sa fille Éloah, a gagné du poids plus rapidement après avoir commencé les séances de peau-à-peau avec son père, Sidney, de 22 ans. Elle est née avec 950 grammes et a deux mois,pèse 1,8 kg. «Ils sont plus connectés. Elle est la raison de sa vie. Maintenant, il change sa couche, il tient la seringue pour lui donner le lait, » énumère-t-elle.

 

sources :

http://www.folhavitoria.com.br/geral/noticia/2014/03/prematuro-recebe-afeto-de-039pai-canguru039.html

http://grupovioles.blogspot.fr/2014/03/projeto-pai-canguru-ajuda-na.html

http://vidaeestilo.terra.com.br/homem/projeto-estimula-contato-e-aproxima-pais-e-bebes-apos-uti,f460a6fa2f4f4410VgnVCM4000009bcceb0aRCRD.html

http://www.agenciapara.com.br/noticia.asp?id_ver=114932

photos : Mauro Pimentel

Papa et peau à peau

Papa et peau à peau

Les pères s’investissent plus auprès de leurs compagnes de vie durant la grossesse : réunions de pères, comme proposés à la maternité Jean Villar près de Bordeaux, papas présents aux échographies, aux séances de préparation à la naissance (comme pour l’ haptonomie qui encourage la communication sensorielle par le toucher avec le bébé in utéro), papas présents aux réunions d’informations concernant l’allaitement maternel, aux visites des maternités.

« Dans une vision des soins centrés sur l’enfant et sa famille, le père (ou la personne choisie par la mère) participe activement à la santé de son bébé et à celle de sa compagne, en collaborant avec les professionnels. Cette collaboration nécessite qu’il soit impliqué dans le processus de l’accouchement et de la naissance de façon active. Les informations données par les professionnels sur le processus de l’accouchement et de la naissance lui permettent d’avoir des clés pour agir et trouver sa propre attitude au fil des événements. »  Laurence Girard, infirmière puéricultrice DE.

Peut-être que grâce au fleurissement des projets de naissances, au développement des soins centrés sur la famille, au changement de représentation de la place du père dans la société, les papas commencent à s’intéresser aussi à des sujets qui pouvaient être plutôt réservés à l’univers féminin : l’allaitement maternel, l’éducation positive, les soins du nouveau-né. Il n’y a qu’à voir les blogs de papa très suivis  sur les réseaux sociaux.

Depuis que le père est bien plus présent en salle d’accouchement, il n’est pas rare, de le voir pratiquer le peau à peau. Cette pratique est de plus en plus proposée par les équipes de maternité et les papas sont ravis de s’impliquer quand ils sont préparés et que la rencontre avec bébé se passe dans de bonnes conditions. Nombre d’entre eux évoquent avec émotion la première rencontre avec leur bébé, souvent l’incertitude de pouvoir le prendre dans les bras en toute sécurité.
Pratiquer le peau à peau en salle de naissance avec la maman est normalement la règle. En effet, cela lui apporte une continuité et c’est très sécurisant pour le bébé. Il entend les battements de son cœur, il reconnait l’odeur et le goût du liquide amniotique grâce à la découverte active (reniflage et léchage) provoquée par cet environnement favorable qu’est le corps de sa mère.
En revanche, il est bénéfique que le papa pratique lui aussi le peau à peau avec un nouveau-né.
Dans certains cas ça commence en salle de naissance, dans d’autres cas dans la chambre de la maternité…. Certains papas débuterons le peau à peau sur le canapé tranquillement chez eux.
Il est important que le papa soit sensibilisé et préparé à l’idée de faire du peau à peau. Bien souvent, en cas de césarienne, l’équipe propose au père de faire du peau à peau avec son bébé tant que la maman est en observation.
Il y a beaucoup de situations qui nécessitent la participation du papa : naissances multiples, hospitalisation de la mère, dépression post-partum, naissances prématurées…..
Cela leur apporte, comme aux mamans un renforcement de leur sentiment de compétences.

Il faut se rappeler que la méthode mère-kangourou nécessite une présence vigilante des parents durant toute la durée du peau à peau. Comme le  bébé reste en contact peau à peau la plupart du temps, il est nécessaire de pouvoir se relayer pour prendre une douche, manger, prendre l’air, dormir, s’occuper des aînés.
Des protocoles sont élaborés afin que le peau à peau soit effectué dans les meilleurs conditions de sécurité possibles, et un certain nombre d’éléments de base se dégagent :

« La position ventrale dite “kangourou” au cours du peau à peau à la naissance.

La position surélevée de la mère, de façon à ce que le nouveau-né ne supporte pas tout le poids de la gravité et n’éprouve des difficultés à dégager ses voies aériennes.

Les voies aériennes sont dégagées.

La maman ou le papa ne sont jamais seuls avec le bébé. »

Le contact peau à peau est important pour le système immunitaire du bébé. Il permet de développer la flore bactérienne, notamment en cas de naissance par césarienne durant laquelle le bébé n’a pas eu la possibilité d’être en contact avec la flore présente sur le périnée de sa mère. Il permet de s’adapter à l’écologie de la famille, c’est pourquoi permettre au bébé d’être aussi en peau à peau avec le papa est bénéfique pour développer ses défenses.

La pratique du peau à peau est utile au développement du lien d’attachement entre le bébé et ses parents.  Etre installé en position ventrale permet les échanges de regards avec son père ou sa mère, d’organiser la motricité: le bébé rampe et fouisse, s’il est avec sa mère ses actions vont être orientées vers le sein.
Le peau à peau déclenche également la production de l’ocytocine, aussi appelée hormone de l’amour.  Le peau à peau booste les sécrétions d’ocytocine chez la maman, le bébé et  le papa et cette hormone participe au lien d’attachement.
Traditionnellement c’est la mère qui est la première figure d’attachement car elle est encore le pourvoyeur de soin principal du bébé, cela n’empêche pas le bébé de développer des liens d’attachement avec d’autres personnes, en tout premier lieu son père.

« Pour John Bowlby (1969), à l’origine de tout lien d’attachement on retrouve un besoin inné de protection et de survie. Toutefois, ce serait seulement en s’engageant dans les soins qu’une personne devient figure d’attachement[…] La qualité du réconfort donné serait associé à la qualité de l’attachement de l’enfant […] Ce qu’on a remarqué suite aux recherches scientifiques des dernières années, c’est que le père est effectivement différent de la mère en tant que figure d’attachement, mais pas nécessairement moins influent » Caroline Dumont, thèse de psychologie, Montréal, 2012.

 

Une preuve que les papas sont de plus en plus impliqués c’est que le tee-shirt peau à peau maman a été vite décliné en modèle papa suite à de nombreuses demandes de clients et professionnels de santé.

tee-shirt-portage-peau-a-peau-papa-VB010-vija-design

 

Référence:

https://bummis.wordpress.com/2011/03/16/les-pouvoirs-etonnants-du-contact-peau-a-peau-par-jennifer-welch/

http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Bebe/Articles-et-Dossiers/Naissance-le-peau-a-peau/4La-naissance-des-premiers-liens

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/8454/Dumont_Caroline_2012_these.pdf?sequence=3

http://www.co-naitre.net/articles/DO_446_PUBLICATION_L_GIRARD.pdf

Les bienfaits du peau à peau

Les bienfaits du peau à peau

Les soins peau à peau se développent de façon constante depuis quelques années. Mettant en avant un certain nombre de bienfaits. En outre, elle est de plus en plus utilisée avec des bébés nés à terme dans les maternités.
Quels sont ses bienfaits ?

 

Un peu d’histoire
La méthode mère-kangourou a été mise au point et utilisée  pour la première fois à la fin des années 70, à Bogota en Colombie.  Elle s’adressait aux nourrissons nés avant terme, pour pallier le manque de couveuses. C’est grâce à cette méthode que la médecine a découvert les bienfaits du peau  à peau.

 

Les bienfaits
Dans son guide pratique de la méthode mère-kangourou, L’OMS développe les bienfaits du peau à peau tant pour les bébés que pour les parents en s’appuyant sur un certain nombre d’études.

Il a été noté que le peau à peau prolongé fournit une protection thermique effective et peut réduire le risque d’hypothermie. En effet, la température de la mère s’adapte au besoin de chaleur de son bébé, cela s’appelle la synchronisation thermique mère/bébé.
Les rythmes cardiaques et respiratoires, la respiration, l’oxygénation, la consommation d’oxygène, la glycémie, les cycles du sommeil et le comportement observés chez des nouveau-nés prématurés ou de faible poids tenus en contact peau contre peau ont tendance à être identiques ou supérieurs à ceux observés parmi des enfant séparés de leur mère.

De plus, certains indicateurs de stress semblent être moins élevés parmi les nouveau-nés installés en peau à peau

Cette observation est cohérente avec les faits rapportés suivants: Les nourrissons nés à terme et séparés de leur mère 90 minutes après la naissance pleurent sensiblement plus, de même que les prématurés et les nourrissons de faible poids à l’âge de six mois quand eux aussi sont séparés de leur mère.
« Les soins « kangourou » aident autant les nourrissons que les parents. »

Les mères déclarent se sentir moins stressées avec un enfant recevant des soins « kangourou ». Elles disent préférer le contact peau contre peau et qu’elles ont beaucoup plus confiance en elles-mêmes, sont plus fières d’elles-mêmes et ont un sentiment d’épanouissement.  Le discours des pères est identique à celui de leurs compagnes.

Ainsi « La méthode « mère kangourou » donne  aux mères des possibilités d’intervention et accroissent la confiance qu’elles ont en leur façon de s’occuper et d’alimenter leur nouveau-né prématuré ou de faible poids. Tessier et ses collaborateurs, en utilisant les données de l’essai contrôlé randomisé effectué en Colombie, sont arrivés à la conclusion qu’il faudrait encourager le recours aux soins « mère kangourou » aussi rapidement que possible après la naissance car ces soins facilitent l’établissement de liens affectifs et donnent aux mères l’impression d’être plus compétentes. »

Comme développé dans cet article, le peau à peau favorise aussi l’allaitement maternel.
Le peau à peau permet l’augmentation de la production de l’ocytocine qui réduit ainsi le stress, libère le réflexe d’éjection et accroît la lactation.

« Plus tôt sera utilisé le contact peau contre peau, plus grand sera l’effet sur l’allaitement au sein. »

 

peau a peau préma papa et maman

Aujourd’hui, les soins peau à peau se pratiquent aussi en maternité. Grâce au lien ci-dessous vous pourrez visionner un reportage concernant le peau à peau tourné au CHU de Bordeaux dans les services de maternité et de néonatalogie. Les bienfaits y sont largement exposés.
http://www.chu-bordeaux.fr/Les-unit%C3%A9s-m%C3%A9dicales/Unit%C3%A9-de-n%C3%A9onatologie-bloc-maternit%C3%A9/La-pratique-du-peau-%C3%A0-peau/

Et vous ? Avez vous pratiqué le peau à peau ?

 

Sources:

http://whqlibdoc.who.int/publications/2004/9242590355.pdf

http://www.co-naitre.net/articles/DO_394_GIRARD_P11-16.pdf