Méthode mère kangourou en famille : quand tous participent

On pense toujours à la méthode « mère kangourou » : maman et bébé, mais nombreux services proposent aussi cette méthode à d’autres membres de la famille.   Photo : Jeune fille de 10 ans avec son petit frère de 30 jours (1680 grammes) en méthode mère kangourou. Sources : http://www.vsshp.fi/en/toimipaikat/tyks/to8/to8b/Pages/default.aspx http://naturalparentsnetwork.com/skin-to-skin-bonding-brothers/ http://www.bolsademulher.com/bebe/foto-fofa-de-pai-fazendo-metodo-canguru-espalha-amor-na-internet-saiba-o-que-e...

Peau à peau pour réduire la douleur pendant les soins

Depuis 2012 l’Université Fédéral de Goias (au Brésil) teste le peau-à-peau pour réduire la douleur des bébés pendant les soins de routine. Ainsi avant de faire des ponctions, par exemple, les bébés sont placés contre leurs mamans (ou du « caregiver ») quelques minutes avant les soins. Le bébé doigt rester 10-15 minutes dans en peau-à-peau avant, pendant et après le soin. L’allaitement maternel est aussi conseillé pour calmer et réduire la douleur de l’enfant. La maternité préconise de placer le bébé au sein 5 minutes avant le début du soin. D’autres pistes pour réduire la douleur des bébés peuvent être mises en place, comme une meilleur programmation des examens, évitant une surcharge de soins répétitifs (comme la prise de sang).      ...
Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Hector est né à sept mois d’une grossesse jusque-là tranquille avec 40 centimètres et 1,625 kg. Avec une pré-éclampsie et une pancréatite, sa mère (27 ans), a dû être opérée en urgence et Hector est allé directement à l’unité de soins intensifs. C’est son père, de 29 ans, qui a accueilli Hector – d’abord dans l’incubateur, puis quelque temps plus tard contre lui. Carlos est un «père de kangourou », une adaptation de la méthode « mère kangourou », cette méthode dont  le bébé prématurée est retiré de l’incubateur pendant des moments de la journée pour avoir sa peau en contact avec la peau du parent, habituellement la mère. Hector est né à la Maternité Rocha Faria (Rio de Janeiro, Brésil), la première de l’état de Rio de Janeiro a avoir un programme «père de kangourou ». « Les bébés ont une récupération plus rapide lorsque le père participe au processus. Mais la grande caractéristique est l’intégration de la famille. Le père commence à participer plus de soins», explique le coordinateur de l’unité de néonatologie, Angelica Svaiter. Au début le père était trop inquiet pour la santé de sa femme, pour penser au bébé, car il avait déjà perdu une cousine à cause de l’éclampsie. Dès que le bébé était « stable » ils ont commencé les séances « père kangourou ». «La première fois (en peau-à-peau) était indescriptible. On peut sentir les battements du petit cœur, la chaleur du corps, » dit-il. Trois fois par jour, Hector reste lié en peau-à-peau à son papa pour au moins 1 heure.  Le papa raconte qu’il parle à son fils en lui disant que tout va bien se passer et que le bébé lui répond par un sourire. Le petit Hector pleurait dans sa couveuse mais une fois...
Papa et peau à peau

Papa et peau à peau

Les pères s’investissent plus auprès de leurs compagnes de vie durant la grossesse : réunions de pères, comme proposés à la maternité Jean Villar près de Bordeaux, papas présents aux échographies, aux séances de préparation à la naissance (comme pour l’ haptonomie qui encourage la communication sensorielle par le toucher avec le bébé in utéro), papas présents aux réunions d’informations concernant l’allaitement maternel, aux visites des maternités. « Dans une vision des soins centrés sur l’enfant et sa famille, le père (ou la personne choisie par la mère) participe activement à la santé de son bébé et à celle de sa compagne, en collaborant avec les professionnels. Cette collaboration nécessite qu’il soit impliqué dans le processus de l’accouchement et de la naissance de façon active. Les informations données par les professionnels sur le processus de l’accouchement et de la naissance lui permettent d’avoir des clés pour agir et trouver sa propre attitude au fil des événements. »  Laurence Girard, infirmière puéricultrice DE. Peut-être que grâce au fleurissement des projets de naissances, au développement des soins centrés sur la famille, au changement de représentation de la place du père dans la société, les papas commencent à s’intéresser aussi à des sujets qui pouvaient être plutôt réservés à l’univers féminin : l’allaitement maternel, l’éducation positive, les soins du nouveau-né. Il n’y a qu’à voir les blogs de papa très suivis  sur les réseaux sociaux. Depuis que le père est bien plus présent en salle d’accouchement, il n’est pas rare, de le voir pratiquer le peau à peau. Cette pratique est de plus en plus proposée par les équipes de maternité et les papas sont ravis de s’impliquer...
Les bienfaits du peau à peau

Les bienfaits du peau à peau

Les soins peau à peau se développent de façon constante depuis quelques années. Mettant en avant un certain nombre de bienfaits. En outre, elle est de plus en plus utilisée avec des bébés nés à terme dans les maternités. Quels sont ses bienfaits ?   Un peu d’histoire La méthode mère-kangourou a été mise au point et utilisée  pour la première fois à la fin des années 70, à Bogota en Colombie.  Elle s’adressait aux nourrissons nés avant terme, pour pallier le manque de couveuses. C’est grâce à cette méthode que la médecine a découvert les bienfaits du peau  à peau.   Les bienfaits Dans son guide pratique de la méthode mère-kangourou, L’OMS développe les bienfaits du peau à peau tant pour les bébés que pour les parents en s’appuyant sur un certain nombre d’études. Il a été noté que le peau à peau prolongé fournit une protection thermique effective et peut réduire le risque d’hypothermie. En effet, la température de la mère s’adapte au besoin de chaleur de son bébé, cela s’appelle la synchronisation thermique mère/bébé. Les rythmes cardiaques et respiratoires, la respiration, l’oxygénation, la consommation d’oxygène, la glycémie, les cycles du sommeil et le comportement observés chez des nouveau-nés prématurés ou de faible poids tenus en contact peau contre peau ont tendance à être identiques ou supérieurs à ceux observés parmi des enfant séparés de leur mère. De plus, certains indicateurs de stress semblent être moins élevés parmi les nouveau-nés installés en peau à peau Cette observation est cohérente avec les faits rapportés suivants: Les nourrissons nés à terme et séparés de leur mère 90 minutes après la naissance pleurent...