Historique

 La peau n’est pas qu’une enveloppe physiologique, elle a aussi une fonction psychologique qui permet de contenir, de délimiter, de mettre en contact, d’inscrire. La peau, par ses propriétés sensorielles, garde un rôle déterminant dans la relation à l’autre. ANZIEU D, Le Moi-Peau, Paris, Dunod, 1985   Un peu d’histoire : la méthode mère kangourou C’est en 1978, en Colombie, que les bénéfices du peau à peau ont été mis au jour. En effet, dans le service de néonatalogie de la maternité de Bogota, les couveuses étaient en quantité insuffisantes et les bébés étaient regroupés. Le risque infectieux était trop important, ainsi, les soignants ont proposé aux parents d’installer leurs nourrissons contre eux afin de les réchauffer. La température a monté et s’est stabilisée à 37°. Pour Nathalie Charpak, pédiatre française expatriée en Colombie, « le peau à peau permet certes de combler le manque de structure médicale dans les pays du Sud, mais aussi de pallier les carences affectives induites par la mise sous couveuse de ces bébés trop petits, trop faibles, trop fragiles. » De ce constat sont nées, en France,  les unités Kangourou. Aujourd’hui la technique du peau à peau s’est élargit aux maternités ainsi qu’à l’intimité du foyer. Avant un an, l’enfant sécure est celui qui demande beaucoup de proximité.   Quels sont les bénéfices du peau à peau ? Que vous ayez fait le choix de l’allaitement ou du biberon, installer le nourrisson dès la naissance en peau à peau lui permet une transition plus douce entre la vie intra et extra utérine. Ce soin permet une excellente régulation de la température, une bonne régulation du...