Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Hector est né à sept mois d’une grossesse jusque-là tranquille avec 40 centimètres et 1,625 kg. Avec une pré-éclampsie et une pancréatite, sa mère (27 ans), a dû être opérée en urgence et Hector est allé directement à l’unité de soins intensifs. C’est son père, de 29 ans, qui a accueilli Hector – d’abord dans l’incubateur, puis quelque temps plus tard contre lui. Carlos est un «père de kangourou », une adaptation de la méthode « mère kangourou », cette méthode dont  le bébé prématurée est retiré de l’incubateur pendant des moments de la journée pour avoir sa peau en contact avec la peau du parent, habituellement la mère. Hector est né à la Maternité Rocha Faria (Rio de Janeiro, Brésil), la première de l’état de Rio de Janeiro a avoir un programme «père de kangourou ». « Les bébés ont une récupération plus rapide lorsque le père participe au processus. Mais la grande caractéristique est l’intégration de la famille. Le père commence à participer plus de soins», explique le coordinateur de l’unité de néonatologie, Angelica Svaiter. Au début le père était trop inquiet pour la santé de sa femme, pour penser au bébé, car il avait déjà perdu une cousine à cause de l’éclampsie. Dès que le bébé était « stable » ils ont commencé les séances « père kangourou ». «La première fois (en peau-à-peau) était indescriptible. On peut sentir les battements du petit cœur, la chaleur du corps, » dit-il. Trois fois par jour, Hector reste lié en peau-à-peau à son papa pour au moins 1 heure.  Le papa raconte qu’il parle à son fils en lui disant que tout va bien se passer et que le bébé lui répond par un sourire. Le petit Hector pleurait dans sa couveuse mais une fois...
SOS Préma pour tous les bébés hospitalisés en néonatalogie.

SOS Préma pour tous les bébés hospitalisés en néonatalogie.

J’ai rencontré Catherine Hubert, correspondante locale SOS Préma pour la Gironde, le 17 novembre lors de la journée de la prématurité. Un événement SOS préma était organisé au sein du Groupe Hospitalier  Pellegrin en collaboration avec l’association A P’tits Pas. SOS Préma, c’est 70 antennes, 300 correspondants locaux, une permanence téléphonique nationale pour soutenir les parents de tous les nouveaux-nés hospitalisés. Leur action comprend 3 axes : Le soutien aux parents Par le biais d’une écoute (téléphonique, cafés parents, groupe fermé facebook),  de brochures, la distribution de pochettes préma qui permet de donner une place, une reconnaissance car ne pas avoir une boîte rose est vécu très douloureusement par les mamans.   Le lien avec les professionnels de santé L’objectif est de toujours ramener les parents vers les soignants afin de garantir un suivi optimal, faciliter le dialogue avec les médecins dans un rapport de confiance. De surcroît, être une association d’usager présente au sein du groupe hospitalier garanti le travail en réseau et permet que les familles aient un relais à la sortie de leur bébé. La relation avec les pouvoirs publics. En 2006 SOS Préma a obtenu le rallongement du congé maternité pour les naissances prématurées. Hors, à ce jour, il existe d’importantes disparités territoriales car certaines CAF n’appliquent pas cette mesure. Cela induit alors des inégalités profondes. Ainsi une mesure égalité territoriale doit être votée, l’association aide les parents dans leurs démarches. Plus particulièrement ce 17 novembre, l’association présentait une magnifique et émouvante exposition photo sur l’après prématurité.       C’est l’histoire d’Andrée, 88 ans, née en 1927, qui m’a le plus marquée. En effet, elle a été placée dans une...
17 novembre : Journée Mondiale de la prématurité

17 novembre : Journée Mondiale de la prématurité

La prématurité : de belles promesses et des défis encore à relever    Ces dernières années, les progrès de la médecine ont permis d’améliorer la prise en charge des bébés nés avant terme. Beaucoup de zones d’ombres et d’améliorations restent néanmoins à découvrir, afin d’augmenter les probabilités de survie des bébés prématurés, en particulier des grands prématurés.   Un problème de santé majeur   Sur une initiative de l’OMS, le 17 novembre est consacré chaque année Journée mondiale de la Prématurité. Grâce à l’intervention de plusieurs associations et établissements de santé, l’Organisation mondiale de la santé ambitionne surtout de souligner l’importance de ce phénomène, qui est loin d’être un cas rare contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent. Rien qu’en France, le nombre de bébés nés prématurément s’élève à plus de 60 000 chaque année, un chiffre en perpétuelle augmentation. A l’échelle de l’Europe, ce chiffre monte à 500 000 cas annuels, pour plus de 15 millions de bébés prématurés à travers le monde. Le 17 novembre se présente dès lors comme une grande occasion d’attirer l’attention sur ce problème de santé, mais aussi de sensibiliser les mères et les familles sur les avancées médicales existantes dans la prise en charge des bébés nés avant terme.   Ces prises en charge adaptées sont d’une importance capitale pour la santé et l’avenir même des bébés prématurés. Une étude récente de l’Université de Warwick, à Coventry, fait apparaitre en effet que les enfants nés prématurément ont de plus grandes chances d’échouer économiquement à l’âge adulte que les enfants nés à terme. Cette vulnérabilité s’expliquerait avant tout par les séquelles de la...