Prémas : des photos touchantes montrant comment sont ils maintenant

Prémas : des photos touchantes montrant comment sont ils maintenant

Un sympathique projet photographique montre comment les bébés nés prématurément ont changé et bien grandi !

C’est le photographe canadien Red Méthod qui a eu l’idée que prendre en photos des enfants et jeunes adultes, tenant entre leurs mains une photo en néonat. Ses images touchantes de « avant et maintenant » ont fait le tour du monde méritant  nombre d’articles et « likes » sur sa page Facebook.

Lui même père de deux enfants nés prémas, qui vont très bien, il aurait voulu voir ce genre d’images à la naissance de son fils. d’où l’idée du projet.

« My son was born at 29 weeks and my daughter at 33 weeks, » he told me in a phone interview. « These are the kind of pictures I would like to have seen when my first child was born — they’ve been through that, and they are great now. »

Même si la prématurité peut laisser des séquelles, les photos nous montrent des battants qui ont dépassé les difficultés qu’ils ont pu vivres les premiers jours de vie. Elles montrent aussi que tout ne se fini pas toujours bien, avec la photo d’une fille décédé a à peine 1 mois, tenue par son jumeau.

Au début son idée était d’avoir une dizaine de clichés, mais vu l’enthousiasme généré par son projet, il a pu réaliser une cinquantaine. nous présentons juste un petit aperçu.

Violette, née à 24 semaines

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Eva, née à 29 semaines

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Noe, né avec 32 semaines et sa sœur (décédée) Victoria.

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Thomas, né à 23 semaines

Noah et Nathan, né à 32 semaines

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Karine, née à 28 semaines

Vincent, né à 31 semaines

Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Peau-à-peau avec papa en néonatologie : la méthode « père-kangourou »

Hector est né à sept mois d’une grossesse jusque-là tranquille avec 40 centimètres et 1,625 kg. Avec une pré-éclampsie et une pancréatite, sa mère (27 ans), a dû être opérée en urgence et Hector est allé directement à l’unité de soins intensifs. C’est son père, de 29 ans, qui a accueilli Hector – d’abord dans l’incubateur, puis quelque temps plus tard contre lui.

Carlos est un «père de kangourou », une adaptation de la méthode « mère kangourou », cette méthode dont  le bébé prématurée est retiré de l’incubateur pendant des moments de la journée pour avoir sa peau en contact avec la peau du parent, habituellement la mère.

Hector est né à la Maternité Rocha Faria (Rio de Janeiro, Brésil), la première de l’état de Rio de Janeiro a avoir un programme «père de kangourou ». « Les bébés ont une récupération plus rapide lorsque le père participe au processus. Mais la grande caractéristique est l’intégration de la famille. Le père commence à participer plus de soins», explique le coordinateur de l’unité de néonatologie, Angelica Svaiter.

Methode kangourou papa et bébé

Méthode kangourou Carlos et Hector

Au début le père était trop inquiet pour la santé de sa femme, pour penser au bébé, car il avait déjà perdu une cousine à cause de l’éclampsie. Dès que le bébé était « stable » ils ont commencé les séances « père kangourou ». «La première fois (en peau-à-peau) était indescriptible. On peut sentir les battements du petit cœur, la chaleur du corps, » dit-il. Trois fois par jour, Hector reste lié en peau-à-peau à son papa pour au moins 1 heure.  Le papa raconte qu’il parle à son fils en lui disant que tout va bien se passer et que le bébé lui répond par un sourire. Le petit Hector pleurait dans sa couveuse mais une fois mis sur son père, il s’est vite calmé.

Carlos à commencé à toucher Hactor quand il n’était qu’en couveuse car l’infirmière lui avait confié qu’il était très important qu’ai plus de contact avec con bébé. « Je ne croyais pas que ça pouvait changer quelque chose pour un si petit être, mais je me suis rendu compte qu’à chaque jour que je venais après il allait un peu mieux« . Par la suite il a été invité à participer du projet « père-kangourou ». Pour lui le peau-à-peau est un moyen de récupérer « le temps perdu » quand le bébé était en soins intensifs et il ne pouvait pas avoir son bébé dans ses bras, juste le toucher par la couveuse. « Le premier jour j’ai pleuré comme un gamin« , raconte le papa, « ça ne semble pas grand chose, mais l’enfant le ressent. Il répond aux stimulations. Je lui câlinais, lui touchais… je parlais avec lui et il me répondant avec un sourire« .

Pour l’étudiante Raiane,  sa fille Éloah, a gagné du poids plus rapidement après avoir commencé les séances de peau-à-peau avec son père, Sidney, de 22 ans. Elle est née avec 950 grammes et a deux mois,pèse 1,8 kg. «Ils sont plus connectés. Elle est la raison de sa vie. Maintenant, il change sa couche, il tient la seringue pour lui donner le lait, » énumère-t-elle.

 

sources :

http://www.folhavitoria.com.br/geral/noticia/2014/03/prematuro-recebe-afeto-de-039pai-canguru039.html

http://grupovioles.blogspot.fr/2014/03/projeto-pai-canguru-ajuda-na.html

http://vidaeestilo.terra.com.br/homem/projeto-estimula-contato-e-aproxima-pais-e-bebes-apos-uti,f460a6fa2f4f4410VgnVCM4000009bcceb0aRCRD.html

http://www.agenciapara.com.br/noticia.asp?id_ver=114932

photos : Mauro Pimentel

SOS Préma pour tous les bébés hospitalisés en néonatalogie.

SOS Préma pour tous les bébés hospitalisés en néonatalogie.

J’ai rencontré Catherine Hubert, correspondante locale SOS Préma pour la Gironde, le 17 novembre lors de la journée de la prématurité. Un événement SOS préma était organisé au sein du Groupe Hospitalier  Pellegrin en collaboration avec l’association A P’tits Pas.

SOS Préma, c’est 70 antennes, 300 correspondants locaux, une permanence téléphonique nationale pour soutenir les parents de tous les nouveaux-nés hospitalisés.

Leur action comprend 3 axes :

Le soutien aux parents

Par le biais d’une écoute (téléphonique, cafés parents, groupe fermé facebook),  de brochures, la distribution de pochettes préma qui permet de donner une place, une reconnaissance car ne pas avoir une boîte rose est vécu très douloureusement par les mamans.
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Le lien avec les professionnels de santé

L’objectif est de toujours ramener les parents vers les soignants afin de garantir un suivi optimal, faciliter le dialogue avec les médecins dans un rapport de confiance. De surcroît, être une association d’usager présente au sein du groupe hospitalier garanti le travail en réseau et permet que les familles aient un relais à la sortie de leur bébé.

La relation avec les pouvoirs publics.

En 2006 SOS Préma a obtenu le rallongement du congé maternité pour les naissances prématurées. Hors, à ce jour, il existe d’importantes disparités territoriales car certaines CAF n’appliquent pas cette mesure. Cela induit alors des inégalités profondes. Ainsi une mesure égalité territoriale doit être votée, l’association aide les parents dans leurs démarches.

Plus particulièrement ce 17 novembre, l’association présentait une magnifique et émouvante exposition photo sur l’après prématurité.

 

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C’est l’histoire d’Andrée, 88 ans, née en 1927, qui m’a le plus marquée. En effet, elle a été placée dans une boîte à chaussures et nourrie au lait concentré, installée près du feu…. Extraordinaire d’avoir survécu, à une époque où les soins n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Exposition pleine d’espoir pour les familles.

SOS Préma a besoin de votre soutien, n’hésitez pas à faire un don

 

Pleins d’informations utiles et complémentaires sur le site http://www.sosprema.com/

Merci à Catherine Hubert pour le temps qu’elle m’a accordé.

 

Papa et peau à peau

Papa et peau à peau

Les pères s’investissent plus auprès de leurs compagnes de vie durant la grossesse : réunions de pères, comme proposés à la maternité Jean Villar près de Bordeaux, papas présents aux échographies, aux séances de préparation à la naissance (comme pour l’ haptonomie qui encourage la communication sensorielle par le toucher avec le bébé in utéro), papas présents aux réunions d’informations concernant l’allaitement maternel, aux visites des maternités.

« Dans une vision des soins centrés sur l’enfant et sa famille, le père (ou la personne choisie par la mère) participe activement à la santé de son bébé et à celle de sa compagne, en collaborant avec les professionnels. Cette collaboration nécessite qu’il soit impliqué dans le processus de l’accouchement et de la naissance de façon active. Les informations données par les professionnels sur le processus de l’accouchement et de la naissance lui permettent d’avoir des clés pour agir et trouver sa propre attitude au fil des événements. »  Laurence Girard, infirmière puéricultrice DE.

Peut-être que grâce au fleurissement des projets de naissances, au développement des soins centrés sur la famille, au changement de représentation de la place du père dans la société, les papas commencent à s’intéresser aussi à des sujets qui pouvaient être plutôt réservés à l’univers féminin : l’allaitement maternel, l’éducation positive, les soins du nouveau-né. Il n’y a qu’à voir les blogs de papa très suivis  sur les réseaux sociaux.

Depuis que le père est bien plus présent en salle d’accouchement, il n’est pas rare, de le voir pratiquer le peau à peau. Cette pratique est de plus en plus proposée par les équipes de maternité et les papas sont ravis de s’impliquer quand ils sont préparés et que la rencontre avec bébé se passe dans de bonnes conditions. Nombre d’entre eux évoquent avec émotion la première rencontre avec leur bébé, souvent l’incertitude de pouvoir le prendre dans les bras en toute sécurité.
Pratiquer le peau à peau en salle de naissance avec la maman est normalement la règle. En effet, cela lui apporte une continuité et c’est très sécurisant pour le bébé. Il entend les battements de son cœur, il reconnait l’odeur et le goût du liquide amniotique grâce à la découverte active (reniflage et léchage) provoquée par cet environnement favorable qu’est le corps de sa mère.
En revanche, il est bénéfique que le papa pratique lui aussi le peau à peau avec un nouveau-né.
Dans certains cas ça commence en salle de naissance, dans d’autres cas dans la chambre de la maternité…. Certains papas débuterons le peau à peau sur le canapé tranquillement chez eux.
Il est important que le papa soit sensibilisé et préparé à l’idée de faire du peau à peau. Bien souvent, en cas de césarienne, l’équipe propose au père de faire du peau à peau avec son bébé tant que la maman est en observation.
Il y a beaucoup de situations qui nécessitent la participation du papa : naissances multiples, hospitalisation de la mère, dépression post-partum, naissances prématurées…..
Cela leur apporte, comme aux mamans un renforcement de leur sentiment de compétences.

Il faut se rappeler que la méthode mère-kangourou nécessite une présence vigilante des parents durant toute la durée du peau à peau. Comme le  bébé reste en contact peau à peau la plupart du temps, il est nécessaire de pouvoir se relayer pour prendre une douche, manger, prendre l’air, dormir, s’occuper des aînés.
Des protocoles sont élaborés afin que le peau à peau soit effectué dans les meilleurs conditions de sécurité possibles, et un certain nombre d’éléments de base se dégagent :

« La position ventrale dite “kangourou” au cours du peau à peau à la naissance.

La position surélevée de la mère, de façon à ce que le nouveau-né ne supporte pas tout le poids de la gravité et n’éprouve des difficultés à dégager ses voies aériennes.

Les voies aériennes sont dégagées.

La maman ou le papa ne sont jamais seuls avec le bébé. »

Le contact peau à peau est important pour le système immunitaire du bébé. Il permet de développer la flore bactérienne, notamment en cas de naissance par césarienne durant laquelle le bébé n’a pas eu la possibilité d’être en contact avec la flore présente sur le périnée de sa mère. Il permet de s’adapter à l’écologie de la famille, c’est pourquoi permettre au bébé d’être aussi en peau à peau avec le papa est bénéfique pour développer ses défenses.

La pratique du peau à peau est utile au développement du lien d’attachement entre le bébé et ses parents.  Etre installé en position ventrale permet les échanges de regards avec son père ou sa mère, d’organiser la motricité: le bébé rampe et fouisse, s’il est avec sa mère ses actions vont être orientées vers le sein.
Le peau à peau déclenche également la production de l’ocytocine, aussi appelée hormone de l’amour.  Le peau à peau booste les sécrétions d’ocytocine chez la maman, le bébé et  le papa et cette hormone participe au lien d’attachement.
Traditionnellement c’est la mère qui est la première figure d’attachement car elle est encore le pourvoyeur de soin principal du bébé, cela n’empêche pas le bébé de développer des liens d’attachement avec d’autres personnes, en tout premier lieu son père.

« Pour John Bowlby (1969), à l’origine de tout lien d’attachement on retrouve un besoin inné de protection et de survie. Toutefois, ce serait seulement en s’engageant dans les soins qu’une personne devient figure d’attachement[…] La qualité du réconfort donné serait associé à la qualité de l’attachement de l’enfant […] Ce qu’on a remarqué suite aux recherches scientifiques des dernières années, c’est que le père est effectivement différent de la mère en tant que figure d’attachement, mais pas nécessairement moins influent » Caroline Dumont, thèse de psychologie, Montréal, 2012.

 

Une preuve que les papas sont de plus en plus impliqués c’est que le tee-shirt peau à peau maman a été vite décliné en modèle papa suite à de nombreuses demandes de clients et professionnels de santé.

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Référence:

https://bummis.wordpress.com/2011/03/16/les-pouvoirs-etonnants-du-contact-peau-a-peau-par-jennifer-welch/

http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Bebe/Articles-et-Dossiers/Naissance-le-peau-a-peau/4La-naissance-des-premiers-liens

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/8454/Dumont_Caroline_2012_these.pdf?sequence=3

http://www.co-naitre.net/articles/DO_446_PUBLICATION_L_GIRARD.pdf

17 novembre : Journée Mondiale de la prématurité

17 novembre : Journée Mondiale de la prématurité

La prématurité : de belles promesses et des défis encore à relever 

 

Ces dernières années, les progrès de la médecine ont permis d’améliorer la prise en charge des bébés nés avant terme. Beaucoup de zones d’ombres et d’améliorations restent néanmoins à découvrir, afin d’augmenter les probabilités de survie des bébés prématurés, en particulier des grands prématurés.

 

Un problème de santé majeur

 

Sur une initiative de l’OMS, le 17 novembre est consacré chaque année Journée mondiale de la Prématurité. Grâce à l’intervention de plusieurs associations et établissements de santé, l’Organisation mondiale de la santé ambitionne surtout de souligner l’importance de ce phénomène, qui est loin d’être un cas rare contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent. Rien qu’en France, le nombre de bébés nés prématurément s’élève à plus de 60 000 chaque année, un chiffre en perpétuelle augmentation. A l’échelle de l’Europe, ce chiffre monte à 500 000 cas annuels, pour plus de 15 millions de bébés prématurés à travers le monde. Le 17 novembre se présente dès lors comme une grande occasion d’attirer l’attention sur ce problème de santé, mais aussi de sensibiliser les mères et les familles sur les avancées médicales existantes dans la prise en charge des bébés nés avant terme.

 

Ces prises en charge adaptées sont d’une importance capitale pour la santé et l’avenir même des bébés prématurés. Une étude récente de l’Université de Warwick, à Coventry, fait apparaitre en effet que les enfants nés prématurément ont de plus grandes chances d’échouer économiquement à l’âge adulte que les enfants nés à terme. Cette vulnérabilité s’expliquerait avant tout par les séquelles de la prématurité, qui affectent essentiellement leur cerveau, considéré comme « immature » par les chercheurs. Outre ces résultats à long terme, les bébés prématurés sont susceptibles de rencontrer des difficultés particulières, tels des troubles du langage, ou encore des troubles visuels et des déficits de motricité. Ces séquelles ne sont toutefois pas systématiques : les chiffres montrent que 90 % des grands prématurés et pas moins de 70 % des très grands prématurés grandissent normalement, après une prise en charge adéquate en unité de néonatalogie.

 

Des soins en constante amélioration

 

En France, la prise en charge des bébés prématurés est strictement régulée, afin de réduire au minimum le taux de mortalité dans cette catégorie d’âge. Les maternités se sont spécialisées suivant les niveaux de prématurité. Les grands prématurés, soit nés entre la 33e et la 35e semaine, sont directement transférés dans une maternité de niveau II, tandis que les prématurés extrêmes – ceux nés avant la 33e semaine – sont pris en charge par une maternité de niveau III. Le placement en incubateur des grands et très grands prématurés est systématique, le but étant de maintenir la température du bébé à un niveau équivalent à celui du corps de la mère, soit à 37 °. En cas de difficultés respiratoires, le recours à des sondes respiratoires reliées directement à la trachée est indispensable.

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Des appareils performants et des moniteurs spécialisés surveillent en permanence l’alimentation du bébé par perfusion, ainsi que son taux d’oxygène et sa fréquence cardiaque. L’environnement de ces maternités spécialisées est par ailleurs conçu de manière à éviter les infections des prématurés, leur système immunitaire étant encore immature, mais aussi afin de faciliter l’adaptation du bébé à un environnement extérieur différent de l’utérus de sa mère. Les procédures  de soins des prématurés n’ont de cesse de s’améliorer au fil des années.

 

Des lendemains plus prometteurs

 

La prise en charge pourrait même être encore plus avancée, si l’on en croit une découverte très récente des chercheurs de l’École Médicale du Sud-Ouest à l’Université du Texas. Ces scientifiques ont identifié deux protéines, SRC-1 et SRC-2, au niveau du poumon du fœtus. Ces protéines seraient responsables de l’activation des gènes des poumons et influent directement sur l’inflammation de l’utérus pour lancer le processus d’accouchement. En partant de ce constat, les auteurs de la découverte stipulent que le déclenchement de l’accouchement est déterminé par le fœtus lui-même. L’équipe estime dès lors qu’en modifiant la concentration de ces protéines dans les poumons du foetus, il est possible de retarder ou d’avancer l’accouchement et de mieux gérer ainsi les cas de prématurité. Les tests, bien qu’effectués sur des souris, laissent en tout cas entrevoir de belles promesses qui pourraient faire avancer les soins des grands prématurés dans un avenir proche.

Le toucher un acte essentiel pour le développement du bébé prématuré

Le toucher un acte essentiel pour le développement du bébé prématuré

La peau est l’organe le plus grand du corps humain, elle représente 16% de son poids total. C’est une barrière de protection de l’organisme mais pas seulement. Elle remplit d’autres fonctions vitales:
Perception et de sensibilité, grâce aux nombreuses terminaisons nerveuses qu’elle comporte.
Régulation thermique par la sudation synthèse de vitamine D sous l’action des rayons solaires.
Relation entre le psychisme et le système immunitaire de la peau.
Voilà pourquoi la peau est considérée comme un organe.
La peau du bébé est très sensible, il appréciera plutot des contacr francs que des effleurages qui seront plus agressifs pour lui.

Le toucher contribue à informer le corps de son état dans un contexte donné, ce qui en fait l’un des quatre composants du système somatosensoriel. C’est le premier sens à se développer durant la grossesse. . En effet, dès 5 mois le bébé va chercher le contact avec son propre corps, dès 6 mois il va pouvoir pousser un poids sur le ventre de sa mère qui le dérange ou bien venir se blottir contre une main. C’est pourquoi la pratique de l’haptonomie (science du toucher affectif) permet déjà de créer du lien entre les parents et le bébé durant sa vie in utéro.
A la naissance le toucher va continuer à favoriser la construction du lien d’attachement. Allaitement maternel, peau à peau, portage et massages sont autant de pratiques qui vont bénéficier au développement cérébral du bébé. Le toucher permet également la découverte du monde. Ainsi les récepteurs autour de la bouche du bébé sont les plus matures à la naissance, c’est pourquoi le bébé porte tout ce qu’il peut à sa bouche.
Par le toucher, le contact proximal, le bébé se sent contenu, il intègre petit à petit son schéma corporel.

Quelles stratégies adopter avec un bébé né prématurément.

Il est nécessaire d’adapter au mieux les soins afin d’éviter au bébé toute stimulation douloureuse ou inadéquate. En effet, le déséquilibre entre des stimulations tactiles non douloureuses et des stimulations tactiles douloureuses peut entraîner, à long terme, des modifications dans le développement cérébral. Il faut donc veiller à ne pas le surstimuler. Les soignants sont vigilants concernant les postures quand ils installent les bébés de façon à ce qu’ils puissent explorer leur corps ou quand ils les installent en peau à peau. Dans sa notice l’association sparadrap explique comment procéder

De nombreuses études ont montré l’intérêt de la méthode mère-kangourou sur l’état psychologique des mamans et sur l’état du bébé. En effet, cette méthode permet :

La diminution du stress chez le bébé,
L’augmentation du temps et de la qualité de sommeil,
L’augmentation du succès de l’alimentation orale (notamment de l’allaitement maternel) permettant ainsi la prise de poids,
Une meilleure interaction entre la maman et son bébé pendant l’hospitalisation,
Une amélioration du développement de l’enfant (notamment au niveau de l’attention et du comportement).
Une stabilisation de la température corporelle pour le bébé.

Les soins de développement (NIDCAP) réduisent les stimulations tout en axant les soins sur le développement des sens.

Concernant le toucher les soins vont être adapté à l’état de veille du bébé, les postures vont être étudiées, des gestes favorisant le calme vont être privilégiés afin de soutenir les comportements de bien-être.

« Massage, peau à peau, allaitement, succion non nutritive, enveloppement (swaddling), couchage en flexion, de préférence sur le côté (nouveau-né sous monitoring) ; maintien en position de flexion ; peau à peau »

La thérapie par le massage

« […] Des pédiatres américains ont eu l’idée d’améliorer le ressenti sensoriel des prématurés par des massages corporels. Ainsi, au début des années 1980, une équipe dirigée par Tiffany Field, de l’université de Miami, a mis au point une méthode adaptée à ces bébés. Les massages sont prodigués au prématuré trois fois par jour pendant sept à dix jours après la naissance. Chaque séance dure en moyenne 15 minutes, et est divisée en deux phases. La première dure dix minutes : l’enfant est couché sur le ventre, et le masseur exerce des pressions modérées sur l’ensemble du corps. Pendant la seconde phase, l’enfant est couché sur le dos, et le masseur effectue des flexions et des extensions des membres. Ces massages ne doivent pas être pratiqués à n’importe quel moment : il faut s’assurer que le bébé n’est pas fatigué ou agité mais détendu et prêt à interagir, afin de ne pas créer chez lui un stress supplémentaire.

Dès le milieu des années 1980, Tiffany Field et ses collègues ont montré que cette thérapie améliorait l’état de santé général des prématurés dès la période néonatale, c’est-à-dire dans les 40 jours qui suivent la naissance [3] . En 2010, ces pédiatres ont réalisé la synthèse des études qu’ils avaient menées pendant plus de vingt ans. Leur analyse montre que les prématurés ayant bénéficié de massages pendant cinq à quinze jours ont une prise de poids plus importante – entre 21 % et 48 % – et restent en moyenne trois à six jours de moins en service de néonatologie [4] . En outre, ils présentent moins de complications postnatales. Ces effets bénéfiques ont été confirmés par les travaux de plusieurs équipes dans le monde, par exemple en Inde et en Chine [5] . En 2007, Tiffany Field et ses collègues ont également prouvé que leur méthode réduisait le stress des bébés [6] .

Ces massages ont-ils un effet sur le développement cérébral ? Oui, selon une étude italienne publiée en 2009 [7] . Pour le montrer, Andrea Guzzetta et ses collègues ont réalisé un électroencéphalogramme chez 10 enfants prématurés ayant bénéficié de massages et 10 enfants prématurés contrôles. L’examen a été pratiqué une semaine après la naissance avant le début de la thérapie puis quatre semaines après la naissance. Les pédiatres ont également testé les facultés visuelles des bébés et procédé à une analyse de sang pour doser certains constituants tels que le facteur de croissance IGF-1 impliqué dans le développement cérébral. Les résultats ont révélé une meilleure maturation du cerveau, en particulier une accélération de l’acuité visuelle, chez les enfants qui avaient suivi la thérapie. Ces derniers avaient également des taux d’IGF-1 plus élevés que les bébés contrôles. Les massages auraient donc bien une influence positive sur la maturation cérébrale, et notamment sur le développement de la vision. »

Quelques initiatives:

http://www.pediadol.org/Effets-du-massage-dans-une-unite,211.html

http://www.pediadol.org/Le-peau-a-peau-des-bienfaits.html

Références :

http://www.larecherche.fr/idees/back-to-basic/toucher-01-04-2008-87597
http://www.larecherche.fr/savoirs/cognition/massages-aident-prematures-a-se-developper-01-06-2011-78726

http://www.cnrd.fr/NIDCAP-et-douleur-neonatale.html

 

 

Comment optimiser l’allaitement en cas de naissance prématurée

Comment optimiser l’allaitement en cas de naissance prématurée

L’allaitement maternel est le mode d’alimentation privilégié pour le bébé. Il est d’autant plus précieux dans le cas d’une naissance prématurée. Ainsi quand la maman ne peut pas ou ne souhaite pas allaiter, le bébé peut bénéficier de dons de lait maternel récolté par les lactarium.
Quand la maman le souhaite, il est important de la soutenir dans sa démarche. Car outre les bienfaits du lait, c’est moyen pour elle de créer du lien avec son bébé. Que les mamans se rassurent, ce n’est pas le seul, la pratique du peau à peau et les soins NIDCAP sont d’autres moyens de tisser ce lien.
En revanche, une naissance prématurée est toujours une source de grand stress et celui-ci interfère avec les hormones de la lactation. Cela induit des difficultés de mise en place de l’allaitement. En effet, stress et éloignement, peuvent provoquer des insuffisance de lactation ainsi qu’un blocage du réflexe d’éjection.
Alors comment favoriser l’allaitement en cas de naissance prématurée.

La lactation se prépare tôt durant la grossesse ainsi même en situation de naissance prématurée, les seins sont prêts à produire du lait. Cependant votre bébé sera peut être incapable de prendre le sein.  Alors, pour démarrer votre allaitement vous devrez, dans un premier temps, tirer votre lait à l’aide d’un tire-lait. Comme il sera nécessaire d’exprimer votre lait plusieurs fois par jour, le tire-lait électrique avec un set double pompage sera l’idéal. Il vous permettra d’exprimer un plus grand volume de lait en un temps réduit.
Votre objectif sera de produire une quantité supérieure aux besoins de votre nouveau-né. Ainsi quand celui-ci pourra quitter le service de néonatalogie, vous pourrez répondre à ses besoins nutritionnels.
Commencez à tirer votre lait le jour de l’accouchement.  Le rythme des expressions doit correspondre au rythme d’un bébé qui téterait directement au sein à savoir au moins 8 fois par 24h, il vaut mieux tirer souvent et quelques minutes que longtemps à intervalles espacés. Quand vous le pourrez, vous tirerez votre lait sur place en venant voir votre bébé.
En effet, afin de favoriser l’expression du lait, il est recommandé d’installer le bébé en peau à peau le plus souvent possible.

Peau à peau, allaitement et empowerment

La méthode mère-kangourou a été mise au point et utilisée  pour la première fois à la fin des années 70, à Bogota en Colombie.  Elle s’adressait aux nourrissons nés avant terme, pour pallier le manque de couveuses. Cette méthode d’installation du bébé en peau à peau s’est avérée efficace pour l’établissement des liens affectifs, le maintient de la température du bébé et l’allaitement maternel.
En effet, la pratique du peau à peau permet l’augmentation de la production d’une hormone : l’ocytocine.

Les auteurs de l’ouvrage « peau à peau : un contact crucial pour le nouveau-né »  écrivent ceci  à propose de cette hormone :

« L’ocytocine augmente la température du sein. Grâce à cette différence de température, le nouveau-né peut repérer plus facilement le sein et se réchauffer. Par ailleurs, l’ocytocine modifie le comportement de la mère qui est plus calme, moins anxieuse, et interagit plus facilement avec son bébé. De plus, l’ocytocine augmente les contractions utérines, ce qui diminue les risques d’hémorragie du post-partum. C’est enfin l’hormone de la fabrication du lait maternel. »

Les diverses observations en unités qui pratiquent le peau à peau montrent qu’installer les nouveau-nés avec cette méthode permet de surcroît, le développement des compétences des bébés pour téter.
Ainsi d’une manière plus large le peau à peau s’est étendu aux maternités, c’est d’ailleurs la condition 4 des 10 conditions de l’OMS pour favoriser l’allaitement maternel.  Les pratiques en salle de naissances évoluent ainsi d’années en années vers une pratique du peau à peau et des soins du bébé retardés.

Face à un bébé né trop tôt, les mères ressentent souvent de la culpabilité et une incapacité à tenir correctement leur rôle.  Eisen (1994) définit l’empowerment comme la façon par laquelle l’individu accroît ses habiletés favorisant l’estime de soi, la confiance en soi, l’initiative et le contrôle.

Ainsi, les études ont montré que les mères qui pratiquent le peau à peau sont moins anxieuses ; elles retrouvent plus rapidement la confiance en leur capacité et prennent plus souvent leur enfant pour allaiter quand elles ont choisi ce mode d’alimentation. Elles se sentent plus utiles, ont une compréhension accrue du comportement du bébé et reconnaissent que leur bébé est moins stressé.
Ainsi une mère rassurée sur ses compétences parentales par la pratique du peau à peau en milieu hospitalier saura mieux répondre aux besoins de son bébé et sera rassurée quand à sa capacité à l’allaiter.

Comment Choisir son tire-lait

Vous pourrez demander une ordonnance pour louer un tire-lait dans une pharmacie ou chez un loueur sur internet. L’avantage des loueurs sur internet par rapport aux pharmacies c’est le large choix et la quantité de tire-lait de dernière génération disponible. Vous pourrez demander conseil au sein du service. Dans tous les cas il y a aura une prise en charge de cette location par la sécurité sociale. Il est important que votre tire-lait vous permette de faire varier la puissance d’extraction du lait. Il existe aussi des modèles qui bénéficient de la technologie bi-phase d’expression pour se rapprocher au plus près de la stimulation faite par le bébé.
Les tire-lait généralement recommandés sont le Symphonie de medela, le Sensitive de mamivac, le Elite de Ameda, le Lactina de Medela. Certains seront plus ou moins encombrants et plus ou moins bruyants.

Symphony de Medela

Lactaline de Medela

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tire-lait Elite

Elite Ameda

Tire-lait Sensitive

Sensitive Mamivac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel set de pompage ?

Il existe des tires-lait simple pompage et double pompage. Sur les photos ci-dessus les tire-lait sont proposés en double pompage. En effet, lorsque vous souhaitez optimiser le temps passé à tirer votre lait, à optimiser la stimulation de votre poitrine cela permet de stimuler les deux seins en même temps et vous pouvez diviser par deux le temps passé à cette activité.

La taille de la téterelle

La téterelle c’est la partie du tire-lait qui est en contact avec votre sein. Elle doit être parfaitement adaptée car tirer son lait ne doit pas être douloureux, et une téterelle adaptée permet le confort et l’optimisation de l’expression.
Généralement les tires-lait sont fournis avec des téterelles standards.
Plusieurs marques proposent aujourd’hui des réglettes qui permettent de mesurer la taille du mamelon ou chez les loueurs du net, il y a les indications nécessaires pour effectuer cette mesure, ainsi vous pouvez demander une taille personnalisée.

Hygiène du tire-lait

C’est un paramètre non négligeable, les set du tire-laits sont plus ou moins pratiques à nettoyer, avec des risques pour certains modèles de voir se développer des moisissures dans les tubulures. C’est déjà problématique pour un bébé né à terme en bonne santé, alors il faut être encore plus vigilent avec un bébé prématuré. C’est pourquoi je ne vous ai proposé que des tire-lait fiables sans souci d’hygiène rapporté.
Pour le nettoyer il vous faudra  laver au savon doux le set de pompage utilisé à l’aide d’un goupillon, le rincer à l’eau courante puis le stériliser (stérilisation à froid ou à chaud). Vous stériliserez également les flacons de recueil fournis pour collecter le lait.

Comment exprimer son lait

 

Tout d’abord, vous vous installerez confortablement.  Si vous êtes dans le service, pendant le peau à peau ou juste après. Le bandeau mère kangourou spécial préma de Vija Design comprend des ouvertures discrètes sur les côtés permettant de prendre les signes vitaux du bébé et l’expression du lait maternel en main libre en même temps que bébé fait du peau-à-peau.

 Chez vous, vous pouvez optimiser l’expression du lait:
Charlotte Bodeven, Consultante en Lactation IBCLC, décrit dans son site Lactitude, la méthode du  docteur Jane Morton pour optimiser l’expression du lait. C’est en  alternant massages aréolaire, compression du sein, expression manuelle et expression mécanique que la production du lait va croître.
Vous pouvez voir cette vidéo ici http://newborns.stanford.edu/Breastfeeding/MaxProduction.html
Cette formule a ainsi permis d’augmenter le volume de lait exprimé pour obtenir un volume de lait supérieur aux besoins du bébé à 8 semaines.

Stockage du lait

Après avoir récolté votre lait il vous faudra ensuite identifier chaque biberon à l’aide d’une étiquette. Vous préciserez: date et heure, nom et prénom de l’enfant, médicaments pris. Puis vous le passerez sous l’eau fraîche pour le mettre au réfrigérateur s’il est apporté dans un délai de 48h en néonatalogie, sinon il faudra le congeler. Le lait d’une même journée peut être cumulé dans un flacon de recueil. Vous suivrez les recommandations du personnel du service dans lequel votre bébé est hospitalisé.

Comment transporter le lait

Vous veillerez à ne pas rompre la chaîne du froid en utilisant une glacière ou un sac isotherme ainsi que des packs de glace durant le transport jusqu’à l’hôpital.

Comment donner le lait

Dans Allaiter aujourd’hui n°86, la pédiatre G. Gremmo-Féger, pédiatre, coordinatrice du DIULHAM, CHU de Brest écrit ceci sur l’allaitement des prématurés:

« Les bébés qui reçoivent des compléments au biberon ont souvent des durées d’allaitement plus courtes. Un bébé qui n’arrive pas à bien prendre le sein risque de « préférer » le biberon, et d’avoir des difficultés pour téter au sein, surtout si la production de lait n’est pas très importante et qu’il a été exposé à un flot de lait rapide par l’intermédiaire d’un biberon. Tant que les tétées au sein doivent être complétées, on conseillera de préférence des méthodes alternatives au biberon, adaptées aux besoins et aux capacités individuelles de chaque enfant : alimentation par sonde, à la tasse, au doigt ou encore à l’aide d’un dispositif d’aide à l’allaitement (sonde placée sur le sein permettant d’augmenter le débit et donc le transfert de lait chez un bébé capable de prendre et de se maintenir au sein).
Mais si le biberon est le souhait explicitement exprimé par les parents parce que cette option représente pour eux le meilleur choix dans leur situation (difficultés prolongées de prise du sein, tétées inefficaces etc.), il est nécessaire de reconnaître qu’il s’agit en effet d’une option possible et cette décision, une fois prise, doit être acceptée et accompagnée. »

Concernant les premières tétées, vous vous assurerez être installée dans des conditions optimales pour vous et votre bébé, à distance d’expériences pénibles ou fatigantes, dans un endroit calme et pas trop lumineux, dans un fauteuil confortable avec coussins, repose-pieds.
Le personnel vous apprendra à déceler les temps d’éveil calme, les comportements du bébé prêt à téter, les signaux de faim afin de le nourrir à l’éveil et non aux pleurs, sans restriction de durée et de fréquence.

Le peau à peau est vraiment le premier outil qui fait du bien pour créer du lien avec votre bébé et optimiser la lactation. Le soutien bienveillant de la part du personnel pour vous permettre de prendre confiance en vous est également indispensable. Le tire-lait sera votre compagnon durant un certain temps alors c’est important que vous puissiez avoir un matériel performant,  silencieux et facile à entretenir.

Demandez conseil à une association, une consultante en lactation aux professionnels du service pour vous soutenir.
N’hésitez pas à partager vos expériences également, c’est important pour les mamans.

 Références

http://whqlibdoc.who.int/publications/2004/9242590355.pdf

https://mail.google.com/mail/u/0/#inbox/14c8e4b07daf4cde?projector=1

http://amis-des-bebes.fr/pdf/documents-reference/Autour-AM-neonatologie-GGF.pdf

http://www.cairn.info/revue-spirale-2008-2-page-59.htm

http://www.programmerelaisallaitement.fr/fond-documentaire/resume.php?id=29

http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1611

 

Peau à peau information

Cette semaine le blog peau à peau a vu

 

Au chevet des grands prématurés

fond site Quebec
http://enfantsquebec.com/2015/06/22/au-chevet-des-grands-prematures/
Le « Modèle d’intégration de la famille dans les soins (MIFS) » a été mis en place au centre hospitalier universitaire de Laval en 2013. Les parents sont impliqués et partenaires des soignants dans les soins de leurs nouveau-nés prématurés.

 

La course des héros 2015

Sans titre

http://www.sosprema.com/2015/06/22/merci-a-tous-nos-heros/
Grâce à leurs 93 « héros » et à ses donateurs l’association sos prema a récolté 46 401 € de dons.